Ponya ragagann
Entre l'envol et le gouffre
Amours, délices et orgues
Corde et Miséricorde:
Voyages pour égorger la nuit
Devwa afwontman
Depresyon
Made in kay vwazen
San
Koze m (Prix Amaranthe)
Kout bèk
Il n’est pays que de bonté
Les lettres de Marigot
La mer et autres solitudes
Les fleurs du printemps
Ancrages…
L’automne des adieux
Escapades...
Attention peinture !
Zetwal anba wòb
Tennfas
<p class="MsoNormal" style="line-height:115%"><span lang="FR">Pwogram p ap fè m bliye <o:p></o:p></span></p><p class="MsoNormal" style="line-height:115%"><span lang="FR">si je m<o:p></o:p></span></p><p class="MsoNormal" style="line-height:115%"><span lang="FR">Plen douvan jou ladan l<o:p></o:p></span></p><p class="MsoNormal" style="line-height:115%">Kite m bwè lannwit mwen sou kote <o:p></o:p></p><p class="MsoNormal" style="line-height:115%"><span lang="ES">Kite m mate malè m jouk powèm nan mi nan menm <o:p></o:p></span></p><p class="MsoNormal" style="line-height:115%">Kanmarad.</p>
Qu'importe si nos rêves peinent à fleurir (Prix Amaranthe)
Il est poème qui ne raconte rien. Rien dans le sens qu’il est tremplin secret vers la vastitude controversée de l’infini. Le poème est deux mains confondues en remerciements aux jours lui prêtant soleil, en supplications à ceux qui lui en privent. Une main qui n’attend pas la nuit pour inventer voyage dont on ne revient que par la page à naître ou à renaître. Un doigt vers le ciel, aux aguets pour ce qui en ressortira, le fragment qui décidera s’il sera honneur, amour, rage, insurrection, défaite, vérité, oubli. Sans lui donner voix au chapitre. Chose sûre : le doigt du poème — ce poème — n’est jamais absence ou impuissance. Et puis, à ne pas faire fi de la facette d’arme de poing dont il jouit, car la vieille guerre intérieure déborde de la marge.
Ponya ragagann
<p>"chak zetwal</p><p>se yon ponya ragagann</p><p>syèl la blayi an vlen vyann</p><p>fenèt yo twouying lantonwa</p><p>k ap sifoke lanmè</p><p>kè m se yon ti poupe twèl</p><p>yo bliye nan lanèj</p><p>k ap anfle</p><p>k ap gonfle</p><p>tankou yon kadav ki neye"</p>
Entre l'envol et le gouffre
Entre L’Envol et le Gouffre, un message d’amour à l’amour pour lui dire que sans lui, sans l’amour de sa patrie, de soi, de son prochain, de la nature, ce serait le vide, le chaos, l’impensable.
Cœur miroir fragile (Prix Amaranthe)
<p>Il s'agit de trois textes dans un seul livre : Cœur Miroir Fragile Ces trois textes ont tous été écrits dans un contexte différent J'en ai fait une trilogie. Quand Je suis arrivé en Guyane, j'avais perdu une partie de mon essence. De ce qui fait de moi cette grande gueule que j'ai toujours été. C'est ainsi que j'ai écrit Miroir. Je fais le pari de me regarder avec du recul et de regarder les autres. Ces autres mal nés, réfugiés, jugés. Que de mieux qu'un miroir pour se contempler? J'ai écrit Cœur par ce qu'il me fallait dire au monde cet amour qui me tue. Et Fragile? Le dernier côté de moi-même. Le côté le plus discret et le plus adorable. J'ai commencé Fragile avec la mort de la poétesse Jessica Nazaire. Puis s'enchaine la mort du camarade Chedlet Guilloux, l'assassinat de mon ami Tchad qui n'a pas eu le temps d'écrire sur André Gide et Anne Sherca Florvil qui est morte en écrivant un livre sur le mal caduc. Tous ses êtres perdus m'étouffent, m'écrasent, me ramènent à l'insoutenable fragilité de l'être.</p><p><br></p>
Amours, délices et orgues
J'ai longtemps savouré les menstruelles délices de la grammaire en rut<p>l'exceptionnelle chaleur de mes amours brutales à la fougue de mes orgues déglinguées de scandale</p><p>j'ai couché dans mon lit la France déshabillée à nudité de peau de sa femelle tendresse et de sa belle violence</p><p>la voyance érotique de ma langue insulaire soûlée de soleil et de lune</p><p>la divine volupté d'un coït sémantique en métissage de cris et de voix androgynes.</p>
Corde et Miséricorde:
<span style="color: rgb(15, 17, 17); font-family: "Amazon Ember", Arial, sans-serif;">Je me suis investi totalement et tout seul dans la fabuleuse aventure de la SPIRALE. Je ne me suis jamais soucié de prévoir ni de savoir à quel port je vais débarquer. D’ailleurs, je n’ai jamais débarqué nulle part. Je suis ici dans mon pays et dans tous les coins du monde. J’ai toujours été en voyage, en quête de nouveautés. La création permanente est une odyssée sans escale qui se poursuit à travers de multiples écueils ( des orages, des tempêtes, des tornades, des ouragans, des tourments ) et de toutes sortes de dangers imprévisibles, en dehors de quelques rares plages de bonheur illusoire. Souvent, le créateur traverse un immense désert où il découvre soudain l’intensité et la beauté de la solitude autant que la plénitude du silence, en marge des clichés, des stéréotypes, des paysages stériles et des formules usées, périmées, sclérosées.</span><br style="color: rgb(15, 17, 17); font-family: "Amazon Ember", Arial, sans-serif;">
Voyages pour égorger la nuit
L'instant qui prend corps autour de nous ou qui nous habite côtoie irréversiblement l'urgence. L'urgence de dire sans fard ni masque le mal bien fabriqué et taillé à la dimension du vide quotidien.<p>Peur. Perte. Colère. Envie. Tout s'enchevêtre et s'entrechoque dans ma ville pour donner naissance à la nuit. Ce monstre qui nous agace.</p><p>De là, ce poème vient avec toute son énergie, sa lumière et sa rage comme un voyage au bout duquel la liberté nous attend debout.</p><p><i>Voyages pour égorger la nuit </i>se veut un soubresaut, un cri d'alarme pour écrire le temps autrement.</p>
Anthologie des poètes de la Grand’Anse
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify">Il n’a pas été très facile deretrouver tous les recueils publiés, aussi nous avons souvent dû recourir à dessources secondaires. Nous avons lu et relu des centaines de textes pour nousdécider à faire nos choix. Tous les textes choisis ne sont pas de qualitésupérieure ni même de bonne qualité du tout, mais leurs auteurs méritaient defigurer dans une Anthologie des poètes de la région. Nous supposons que noslecteurs éprouveront les mêmes frissons ou la même jouissance que nous. Commetoujours, nous nous proposons, dans un deuxième temps, ou dans une deuxièmeédition, d’être moins complaisant. C’est dire que notre première démarche étaitde « donner à voir », donc un souci d’inventaire. En ce sens, notre ouvrage estplus un panorama qu’une vraie anthologie, car un véritable travail critiquenous prendrait beaucoup plus de temps.<o:p></o:p></p><p class="MsoNormal" style="text-align:justify"><o:p> </o:p></p>
San
San an koule sanzatann Se pa san sanmanman Se san inosan San koule nan pousyè blòk ak siman pou brase mòtye yon kay san fondasyon
Koze m (Prix Amaranthe)
Pwezi Zanna se yon pwezi ki selebre lavi <nòs alchimik ant lanmò ak lavi>, ki antre nan nannan yon kilti, nan fon mistè yon nanchon. Se pa pawòl sèlman pou bèlte, se yon kèt laverite, vérité ki pa dwe kache, vérité yo pa dwe bliye, vérité ki pa dwe pèdi.
Et l'amer pour partage : Pays de paille 2
Cette poésie construite sur le vécu, le pensé, le chanté met le cap sur l'évidence de l'émotion et du combat. Cette manière directe n'exclut pas la quête d'images, souvent justes et mystérieuses, quelquefois déroutantes. Ce poème est aussi un hommage à la littérature avec des allusions à des euvres qui constituent pour l'auteur des références essentielles; une sorte de jeu - de piste - avec le lecteur.
Pays de paille et autres textes
Un poème improbable, entre l'imprécation et l'expérimentation, bref et cinglant comme une pluie d'été. Un « Cri » à la manière de Munch, pour dire à tous « Indignez-vous ! »
Kout bèk
Chak powèm ranmase yon moso nan reyalite a, yon dat, yon jou, yon kote, yon moun… Si se vre « pote mak sonje », powèm David Jean gade malè nan je, sa dlo ak lasosyete fè nan Gonayiv, vil pa li, men tou lòt kote. Chak powèm file tankou lam, kanpe sou diyite l. David Jean, yon vwa nèf, djanm, ki pa p pale pou granmesi.
Une pierre est tombée, un homme est passé par là
Interpellant l’histoire et la mythologie, un dit d’amour structuré comme le jeu des osselets (dos / creux / i / s) le poème de Faubert Bolivar assume une dimension expérimentale. Il est tendre et sauvage. La porte, comme figure de l’arrêt, de la distance, y tient une place capitale. Elle est toujours à abattre, à ouvrir. Un dit d’amour qui cogne aux portes avec suffisamment de force pour les ébranler.
Il n’est pays que de bonté
Heureux qui a blanchi sa chemise dans mon sang et médité au double le temps d’une vie simple homme à qui l’insomnie a fripé le coin de l’œil heureux qui a usé les pages de mon livreIl n’est pays que de bonté. Le premier vers du recueil est une proposition simple : Aimons. Un pari à la fois sur l’enfance sans cesse convoquée, le bon versant de la mémoire (la mémoire nous sera un capital en banque), et sur l’avenir toujours à conquérir même si aujourd’hui l’univers se ferme sur nous… comme une cage à chiens.De poème en poème, Paul-Harry Laurent construit une œuvre poétique à laquelle nous n’avions accès que par petites doses dans des magazines ou à l’occasion de lectures publiques entre amis. Chacun des poèmes de ce recueil est un être unique, un travail singulier sur le rythme et l’image, qu’il faut lire comme une lettre capitale.
Monologue pour exorciser l’instant
Le véritable poète voyageant dans l’infini des mondes, par-delà les apparences ou simulacres du réel, sait évidemment combien il est vital de rester vigilant dans ce subtil jeu de cache-cache ou d’at- attrape-nigaud. Vigilance permanente au seuil de l’extase qui nous entraîne si loin vers les mondes oniriques, enchantés par les muses salutaires. Tour à tour le poète devient sentinelle ou chien de garde, vigile ou vigie de son propre périple de chien perdu ou de gitan parcourant les routes aléatoires. Par conséquent, vigilance, il en faut toujours, dans ce cosmos de codes secrets ou de symboles qui leurrent. Alors permutations de signes astrologiques pour mieux dire. Le vrai poète en effet, dans son essence authentique ou dans sa dimension spirituelle la plus élevée, a toujours su capter tous les échos de l’univers, dans leurs sens les plus cachés ou les plus éloignés, dans leurs multiples aspects pluridimensionnels. Mais savoir tenir néanmoins la lampe de l’aventure poétique n’est pas toujours chose facile, quand l’espace se fait hostile et le vent assassin, comme on peut le lire dans Monologue pour exorciser l’instant de Collinx Mondésir.Raynaldo Pierre Louis
Les lettres de Marigot
Il y aura l’ombre il y aura le mensonge de t’oublier qui sont choses dont on vit comme une plante à la lumière artificielle se souvenir de l’archétype de la lumière La ville. L’amour. Le vrai, le faux. Le juste, l’injuste. Dans notre manière d’habiter l’espace et nos relations. La convocation des ressources de la poésie et de ses multiples registres pour un dit qui s’élabore dans sa quête d’une vérité commune et de son unicité
La mer et autres solitudes
Cruche d'eau pure Je veux te laver les pieds Et puis... palper tes cils T'es mon cordon in vivo T'es ma presquîle T'es ma voix inquiète J'attends tes mains tremblantes Tes crachats et tes suintements Tu tutoies ma face de muezzin ismaélite Cours... Supplications ! T'es un cantique des degrés
Les fleurs du printemps
Les fleurs du printemps regroupe des poèmes, des acrostiches pour être plus précis, déjà parus en 1999 dans son premier recueil Quatre saisons de poésie. L’auteur y parle d’amour certes. Mais il est aussi question de la perte d’un être cher (voir, par exemple le texte où il évoque la disparation de son grand-père) ou de la fuite du temps. Ces acrostiches, revus et corrigés par le poète, nous font pénétrer dans un univers partagé entre réflexions, tendresse et spontanéité.
Des mots pour mourir après l’amour suivi de lettre à Ma fille
Il me paraît qu’écrire de la poésie (de la vraie poésie s’entend) devient de plus en plus difficile tant la carrière semble obstruée par des voix et des œuvres majeures. Cependant chaque poète (chaque vrai poète s’entend) a encore son mot à dire et peut apporter une note personnelle à la chorale millénaire. Aujourd’hui plus que jamais Il nous faut Des mots élégants Pour ensorceler la banalité De nos baisers fragiles. Jacques Adler Jean Pierre a un débit particulier, une tendresse inattendue et des mots (maux) qui l’obsèdent : Mort, Rêves, Corps, Sexe, Cicatrices. Un univers qui se dessine, une quête poétique pleine de conviction et de promesse. Marc Exavier
Ancrages…
Joëlle Benoit récidive, avec « Ancrages… »Comme une capitaine avisée possédant une connaissance des lieux elle évite les écueils d’une destination parsemée de pièges pouvant entraver la traversée de la barque. Nous faisons escale ici et là en jetant l’ancre dans des criques magnifiques pour admirer des paysages dont la beauté échappe au premier regard. Ici, on est en extase devant la magnifique baie de Fort-Liberté, qui « …se déploie infiniment sensuelle, offerte au soleil ».« Ancrages… » c’est l’évocation de notre pays en mille morceaux, une « nation qui s’effrite sous la fiction de nos huiles essentielles », entre un passé glorieux et un présent non conforme à la gloire d’antan, au sacrifice de nos ancêtres. « Honneur d’un passé qui met le futur en échec »…Joëlle Benoît nous fait découvrir plus en profondeur Haïti, notre pays, cette perle enfouie, ce diamant brut qui recèle tant de beautés qui se cachent sous les couches de crasse qui l’ont ensevelie pendant plus de deux cents ans de passivité, de nonchalance et de querelles sans grandeur. À force de polir, cette beauté s’étalera au grand jour, révélée à la face du monde.« Nourris de citadelles, s’atteler et combattre la déchéance du fatras apatride ».
L’automne des adieux
L'oubli comme l'adieu Me couvre de tristesse. Que vais-je faire mon Dieu Du temps qu'on me laisse ? Tout paraît si moribond Et le mal si profond.
Escapades...
Ma fille Sarah et moi nourrissions le projet de produire un livre pour parler de notre Haïti si belle, toujours à redécouvrir. J’ai le privilège de vous offrir, enfin, ces pages d’Haïti partagées avec mes enfants ou avec mes inoubliables et si chers élèves du collège Antillais. « L’émerveillement vécu est impérissable »
Premiers poèmes en français de Georges Castera fils
Ce recueil comprend les premiers poèmes en français du poète âgé alors de 20 ans
Attention peinture !
Merveilleux alliage entre fantaisie et ironie. Georges Castera, comme un maître, nous propose de relire le réel haïtien à travers sa conception radicale de l'écriture :... Liberté et Justice dans l'outrance des rendez-vous manqués, les hommes lessivés par des passions fragiles et de peureuses démocraties de pierres à briquet, une tête de chat donnant dans le mystique.
Zetwal anba wòb
Jean Pierre Jacques Adler plonje nan lang lan, li monte ak men li plen zetwal, plen mizik fon lanmè, plen imaj kote anpil kontrè, anpil kontras brase pou efase yon seri limit. Foli a fofile lale nan van Foli a tounen limon nan souf mwen Li pa rete arebò pou l peche ti mo yenyen, li lage liy jis nan fon lanmè, se la li ale jofre anba wòb pou l pale lanmou, pou l montre se kò fanm ki louvri rèv, ki desinen lavi a. Yon lavi ki ta yon mèvèy si nou te vle, tankou Paul Eluard te di. Men zòt pran l li filange l, li depatcha l. Bonel Auguste.