Dégénérescences Tome I
Dégénérescences Tome II
De Ariel Henry au CPT Quatre ans d’errance
<p>Nous nous proposions de parler de Ariel Henry comme beaucoup ne peuvent ou ne veulent le faire, parce qu’incapables de prendre le recul, la distanciation qui permet de cerner l’autre, dans toutes ses dimensions, forces et faiblesses.</p>
Dégénérescences Tome I
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"> <span style="text-align: justify;">Le concept « dégénérescences » évoque immédiatement une perte, une altération, un éloignement de ce qui fut, un effondrement progressif ou brutal. Il s’agit d’un terme chargé de connotations, oscillant entre le scientifique, le culturel, le social et le symbolique. Ce livre, en deux tomes, loin de se contenter de dénoncer une quelconque déchéance ou de célébrer un passé idéalisé, cherche à cerner ce concept, en dépit de sa complexité : dégénérescence de l’être haïtien, desidées, des institutions haïtiennes, mais aussi, la manière dont cet effritement peut engendrer de nouvelles formes de comportement, d’attitudes, voire, des mutations inattendues.</span></p><p class="MsoNormal" style="text-align:justify">«Dégénérescences » n’est pas le manifeste d’un pessimiste. Il ne s’agit non plus d’un regard figé sur ce qui disparaît — bien que ce soit grave. C’est une tentative de comprendre les cycles de destruction, les pas géants vers l’abîme à partir de choix de nos politiques, l’échec de nos élites, la faillite de nos institutions de socialisation…<o:p></o:p></p><p></p>
Dégénérescences Tome II
<p style="text-align: justify; background-image: initial; background-position: initial; background-size: initial; background-repeat: initial; background-attachment: initial; background-origin: initial; background-clip: initial;"><span style="font-size: 10.5pt;"><font color="#1a1714" face="Arial, sans-serif">En tant qu’êtres humains, ayant hérité Haïti de nos dignes Aïeux, cette terre anciennement colonisée, noussommes frappés par un mal, répandant la terreur, plus profond que le désastre actuel causé par l’établissement du règne sanguinaire des gangs armés, entretenus par les bandits légaux, à cravate et à sapates. Celui-là est mental, spirituel, donc, plus subtil, moins perceptible que celui-ci, ressenti, bien lourdement, dans la banalité de nos actes quotidiens, routiniers ou ordinaires, jusqu’ici.</font><br></span><span style="font-size: 10.5pt;"><br><font color="#1a1714" face="Arial, sans-serif">Ce mal profond s’inscrit dans ce processus de dégénérescence accélérée de tout ce qui doit, devrait bien constituer notre identité, notre âme, notre esprit, de tous les liens culturels, symboliques, cultuels, mythiques, mystiques qui, généralement, unissent les hommes et femmes à leur histoire, à leurs traditions, mœurs, et coutumes, à leur Nation.</font></span></p>
Mémoires d’un Conseiller électoral : Hypocrisie et mensonges
Les « Mémoires d’un Conseiller électoral : Hypocrisie et mensonges » de Pierre Manigat Junior tombent dans un contexte politique hautement polarisé où l’engagement du citoyen et sa prise de position en faveur d’un certain nombre de valeurs peuvent se heurter à l’acrimonie de plus d’un. Ce qui souligne d’ailleurs l’exigence prioritaire de donner plus de substance à la lutte pour le règne de la démocratie.
Duvalier, Aristide, Préval : Le triangle de l’abîme
« Duvalier, Aristide, Préval, le triangle de l’abîme », loin de chercher à nuire, se veut un autre éclairage sur des tranches d’histoire de notre pays menacé d’effondrement par notre faute, qui par indifférence et insouciance, qui par lâcheté et complicité, qui par incivisme et égocentrisme, qui par cupidité et arrogance, qui par manque de vision et ignorance, qui par faiblesse et veulerie, qui par volonté de puissance abusive, destructrice et ambition de pouvoir démesurée, qui par paroles, par actions et par omission. Bien que nous rejetions, de toute notre force, cette vieille formule consacrée – « nous sommes tous coupables » – susceptible d’accorder une grâce amnistiante aux principaux acteurs de cette débâcle d’Haïti, nous sommes portés à croire que le destin d’un pays relève, sans conteste, de la décision, de la volonté de tous les citoyens indistinctement, chacun dans sa sphère d’action.