La tante Zaza, à la beauté légendaire, emmène son jeune neveu en vacances à la campagne. Il a seize ans et, ingénument, elle lui fait partager son lit. L’inévitable se produit. Zaza, plus tard, périra dans un incendie, mais son souvenir adorable restera vivant. On retrouve dans ces dix nouvelles la même verve caraïbe, le même érotisme heureux qui appartiennent à l’auteur du Mât de cocagne.
René Depestre est né en 1926 à Jacmel. À dix-neuf ans, il publie ses premiers poèmes, Étincelles. Il anime une revue La Ruche, qui, à l'occasion de la venue d'André Breton à Port-au Prince, publie un numéro spécial qui est interdit par le gouvernement Lescot. Depestre est incarcéré. Il joue un rôle dans l'effervescence populaire qui chasse le dictateur, mais un Comité exécutif militaire prend le pouvoir et le jeune poète part en exil. D'abord en France, ensuite à Cuba où il va passer vingt ans. En 1978, il revient à Paris et travaille à l'Unesco comme attaché, d'abord au cabinet du directeur général, puis au secteur de la culture pour des programmes de création artistique et littéraire. En 1986, il prend sa retraite pour se consacrer entièrement à la littérature et s'installe à Lézignan-Corbières, dans le sud-ouest de la France.