Malgré tout,l’hiver reste mon ennemi juré. Il me rappelle constamment mon exil, mon éloignementdes plages de sable chaud et des rues bondées de Port-au-Prince. […] Masolitude à Montréal est volontaire, mais parfois pesante. […] Je m’y sensétranger, comme si j’observais une pièce de théâtre dans laquelle je n’avaispas été invité à jouer. La poésie, pour moi, est une échappatoire, un refugecontre l’absurdité du quotidien.
Thélyson Orélienest né aux Gonaïves, en Haïti. Il a étudié le droit à l’Université d’État d’Haïti,puis les sciences économiques et politiques à l’Université de Montréal. Il est écrivain, poète et chroniqueur.