Je vous arrive de l’enfer. Cetéternel goût âcre et brûlant sur ma langue saburrale descend en permanence memassacrer
l’estomac tel un pilon plantant et replantant ses griffes dans la gorge d’unmortier. Dans ma tête, c’est le désordre grave, une émeute.
Ma tête où ça danse, ça détire,ça écrase, ça s’éteint, ça se rallume, ça crie, ça vacille et ça brûle. Ma têteoù ça fait mal. Ma tête que je cache souvent entre mes mains aux longs onglescrasseux pour l’empêcher de fuir, avant le reste de mon corps. Elle y échappecependant de temps en temps, malgré moi, malgré tout. Je meurs à chaque aube.
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