Nous somme en Haïti, à Port-au-Prince, en pleine dérive anarcho-populiste. L’Élu, qui contrôle les organisations populaires, veut le pouvoir absolu pour établir un nouvel ordre des choses. Mais tout, bien sûr n’est que mensonge et manipulation. Dans cette folie nourrie de misère et de mythe, Éric, mis à pied dans le cadre de programmes d’ajustement structurel, décide d’éliminer ceux qu’il croit être responsable de sa déchéance. Mais parallèlement à sa course fille de tueur psychopathe, les miroirs deviennent aveugles, l’écriture s’inverse, une statue, le P’tit Saint Pierre court les rues, et Élu qui rêve du nouvel Haïtien fait assassiner Dieu. Du polar à l’anticipation, pied de nez au réalisme merveilleux, À l’angle de rues parallèles est, à ce jour, le récit le plus violent, le plus subversif et aussi le plus inquiétant de la littérature haïtienne. Ce livre est aussi disponible en version epub sur Amazon.com
Né à Port-au-Prince le 9 juillet 1958, Gary Victor est le fils du sociologue René Victor. Après des études d’agronomie, il a travaillé comme fonctionnaire entre autres au ministère de la Planification avant de devenir journaliste. De 1976 à 1983, Gary Victor publie des nouvelles dans le journal d'État, Le Nouveau Monde et, par la suite, dans le quotidien Le Nouvelliste, où il est chroniqueur de 1983 à 1990. Il a été rédacteur en chef jusqu’en juin 2004 du quotidien Le Matin. Gary Victor est également scénariste pour la télévision et la radio. Ses sketches radiophoniques au ton sans complaisance et son feuilleton télévisé sur les mœurs de la petite bourgeoisie haïtienne ne manque pas de faire quotidiennement les vagues sur les ondes. Il a été aussi secrétaire général du Sénat de la république d'Haïti de 1996 à 2000.