…Jevoulais donc étudier les relations franco-haïtiennes, restait à définir sousquel angle, d’autant que la littérature ne s’y intéresse pratiquement qu’àtravers la lunette historique. À la lecture d’un article de l’historien WienWeibert Arthus m’est venue l’idée d'étudier les relations franco-haïtiennes, jepensais le faire sous l’angle de la culture et des activités des Alliancesfrançaises et/ou de l’Institut français. Il ne restait plus qu’à déterminer unepériode d’étude. J’aurais pu m’intéresser à la coopération française après leséisme du 12 janvier 2010, mais approcher le séisme revenait à charrier desmontagnes de douleurs. Finalement, c’est en poursuivant mes lectures que j’aitrouvé la période sur laquelle porterait mon étude. En lisant le rapport Haïtiet la France dirigé par Régis Debray en 2004, le contexte du livre m’a ramenéeà mes souvenirs : Aristide, son ascension et sa chute.
Alexandra Breaud est née à Port-au-Prince, en Haïti. Marquée par l’héritage de son père, passionné d’histoire, elle a grandi dans l’évocation des grandes figures de la Révolution haïtienne, telles que François Capois et Toussaint Louverture. Ses origines nourrissent sa réflexion sur la complexité des relations franco-haïtiennes, qu’elle considère plus anciennes et plus profondes que celles entretenues avec les États-Unis.