En tant qu’êtres humains, ayant hérité Haïti de nos dignes Aïeux, cette terre anciennement colonisée, nous sommes frappés par un mal, répandant la terreur, plus profond que le désastre actuel causé par l’établissement du règne sanguinaire des gangs armés, entretenus par les bandits légaux, à cravate et à savates. Celui-là est mental, spirituel, donc, plus subtil, moins perceptible que celui-ci, ressenti, bien lourdement, dans la banalité de nos actes quotidiens, routiniers ou ordinaires, jusqu’ici.
Ce mal profond s’inscrit dans ce processus de dégénérescence accélérée de tout ce qui doit, devrait bien constituer notre identité, notre âme, notre esprit, de tous les liens culturels, symboliques, cultuels, mythiques, mystiques qui, généralement, unissent les hommes et femmes à leur histoire, à leurs traditions, mœurs, et coutumes, à leur Nation.



