auteurs

A B C D E F G H J L M N O P R S T V W
Louis-Philippe Dalembert est né à le 8 décembre 1962 Port-au-Prince. Poète, nouvelliste, romancier et essayiste, cet ancien pensionnaire de la prestigieuse Villa Médicis à Rome a reçu plusieurs autres distinctions, dont le Prix Casa de las Américas, le Prix RFO. le Prix Thyde Monnier, le Prix de la langue française en 2019... En 2010, il est fait Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres en France. Ses livres sont traduits, entre autres, en portugais, allemand, italien, espagnol, anglais, danois, roumain et serbe. Dalembert écrit en français et en créole.
Patrice Dalencour est né à Port au-Prince. Il y a fait ses études scolaires et y a débuté son cursus universitaire de philosophie à la Faculté des Lettres et de Pédagogie, redevenue quelques années plus tard École Normale Supérieure. Il a poursuivi sa formation à l'Université de Toulouse -le Mirail (France) jusqu'au doctorat de troisième cycle de philosophie (1978), obtenant parallèlement une licence de Sciences de l'éducation (1976). Devenu Secrétaire d'État de l'éducation nationale (1986), puis Ministre de l'Éducation nationale, Ministre de la jeunesse et des sports (1987-1988), il est contraint par les exigences de ses fonctions à renoncer au travail direct sur le terrain des salles de cours. II y reviendra progressivement, d'abord dans le secondaire privé, puis à l'Université d'État d'Haïti où il dispense obstinément des cours de philosophie à l'Institut d'études et de recherches africaines/ Institut supérieur d'études et de recherches en sciences sociales (IERAH/ISERSS). Il a aussi publié occasionnellement dans la presse des articles liés à la conjoncture politique ou traitant de problèmes d'éducation. Patrice Dalencour, un jeune auteur mais un vieil éducateur.
Dany Laferrière, né Windsor Klébert Laferrière le 13 avril 1953 à Port-au-Prince en Haïti, est un intellectuel, écrivain, et scénariste canado-haïtien, résidant principalement à Montréal, au Canada. Il reçoit le prix Médicis 2009 pour son roman L'Énigme du retour. Le 12 décembre 2013, il est élu à l'Académie française, où il est officiellement reçu le 28 mai 2015. Il est le deuxième membre de cette institution à l'intégrer sans avoir jamais possédé la nationalité française après Julien Green en 1971.
Watson R. Denis est diplômé en Sciences sociales à l'École Normale Supérieure, l'Université d'État d'Haïti (UEH). Il est détenteur d'une maîtrise en relations internationales et d'un doctorat en histoire. Il enseigne l'histoire de la Caraïbe, la pensée sociale haïtienne et l'histoire des relations internationales à l'UEH, notamment. Il a publié en Haïti les ouvrages suivants : L'Association des États de la Caraïbe : l'organisation de la Grande Caraïbe (2013) et Haïti : au-delà du 12 janvier 2015 : droit, politique et constitution (en collaboration) à C3 Editions. Il est coordonnateur de la Collection Bohio : études des relations haitiano-dominicaines, à cette maison d'édition. Dr. Denis est directeur exécutif du Centre Challenges.
René Depestre est né en 1926 à Jacmel. À dix-neuf ans, il publie ses premiers poèmes, Étincelles. Il anime une revue La Ruche, qui, à l'occasion de la venue d'André Breton à Port-au Prince, publie un numéro spécial qui est interdit par le gouvernement Lescot. Depestre est incarcéré. Il joue un rôle dans l'effervescence populaire qui chasse le dictateur, mais un Comité exécutif militaire prend le pouvoir et le jeune poète part en exil. D'abord en France, ensuite à Cuba où il va passer vingt ans. En 1978, il revient à Paris et travaille à l'Unesco comme attaché, d'abord au cabinet du directeur général, puis au secteur de la culture pour des programmes de création artistique et littéraire. En 1986, il prend sa retraite pour se consacrer entièrement à la littérature et s'installe à Lézignan-Corbières, dans le sud-ouest de la France.
Née le 21 janvier 1969, Sophia Désir a grandi aux Cayes, dans le sud d’Haïti. C’est là qu’elle a fait toutes ses études primaires et secondaires avant de se rendre à Port-au-Prince où elle s’inscrit en Communication à la Faculté des Sciences Humaines. En 1992, elle entame une brillante carrière à la radio. D’abord à Tropic FM où, pendant deux ans, elle présente les bulletins de nouvelles et co-anime avec Master D’Ji, l’émission de variétés « La jungle tropicale ». En 1994, elle rejoint la salle des nouvelles de Radio Métropole. C’est un rêve d’adolescente qu’elle concrétise en travaillant au milieu de grands noms de la radio à l’époque : Clarens Renois, Rotchild Francois Junior, Bob Lemoine, Gilbert Fombrun, Kesner Pharel… Mais la fougueuse qu’elle est ne se contentera pas de cela. Elle accepte sans hésiter la responsabilité que lui confie la direction de la radio de préparer et de présenter une rubrique historique quotidienne, Le passé au présent, des faits historiques relatés et commentés. Après trois ans, elle propose une nouvelle rubrique pour remplacer la précédente, Les célébrités de l’histoire qui permet au public de découvrir ou redécouvrir des hommes et des femmes, politiciens, artistes, scientifiques qui ont marqué leur temps. En 2001, Sophia Désir conquiert le grand public avec son feuilleton VIP, Vanité, Intrigues, Passions qui réunit une pléiade de vedettes de la radio, de la télé et du cinéma comme Smoye Noisy, Réginald Lubin, Clarens Renois, Jo Damas, Farah Ménard, Alessandra Lemoine, Mario Viau, Sandra Lobir, Nadine Stephenson, etc. Sophia elle-même y joue le rôle de Martine Delarue, une femme qui peine à trouver l’équilibre entre sa vie professionnelle et sa famille. Ados et adultes des deux sexes deviennent bien vite accros à ce feuilleton moderne qui sera diffusé pendant quatre ans sur les ondes de Radio Métropole. En 2004, un film éponyme sera tiré de la première saison, avec les mêmes acteurs dont quelques uns changeront cependant de rôle. C’est en cette même année 2004 que Sophia Désir publiera son premier livre, le recueil de nouvelles, Une voix dans la nuit, avant de s’attaquer au roman. Entre 2007 et 2011, elle publie trois romans : Le meilleur vient parfois du pire, Au bout des errances, et Les épines du bonheur qui remportent tous de francs succès à la grande foire du livre haïtien Livres en folie. Parallèlement à sa carrière à la radio et ses publications, Sophia Désir a travaillé dans le secteur des ONGs et le domaine de la publicité. Entre 1993 et 1996, elle est Responsable du programme d’Éducation Civique et d’Assistance Légale au CPFO, Centre de Promotion des Femmes Ouvrières. De 1996 à 2000, on la retrouve à PubliGestion, agence de publicité et marketing où elle travaille à titre de Chef de Publicité. Et en 2000, avec des partenaires, elle lance Pluralis, une agence multiservices offrant notamment des services de Communication, d’organisation d’événements et de voyages, et autres. Immigrée au Canada en 2005, Sophia Désir a d’abord travaillé à Montréal comme professeure privée de Français avant d’intégrer une entreprise privée à titre d’assistante administrative. Elle espère pouvoir continuer à écrire…
Le député Sadrac Dieudonné, né aux Gonaïves le 2 novembre 1970, n’est pas le genre de politiciens qui changent de parti politique au gré des circonstances. De toute sa carrière politique, son nom ne figure que dans les registres du Mouvement chrétien pour une nouvelle Haïti (MOCHRENA), parti politique dont le frère aîné Sylvio Dieudonné, de regrettée mémoire, est membre fondateur. Sa carrière politique peut se résumer en deux mots : MOCHRENA et opposition. « J’ai un parcours d’opposant », admet Sadrac Dieudonné lui-même pour avoir été dans l’opposition à l’ancien président Aristide, son successeur René Préval et aujourd’hui Martelly. Pasteur de l’église évangélique Jésus-Christ aux Gonaïves, Sadrac Dieudonné ne rate jamais une occasion pour manifester son opposition à l’administration Martelly/Lamothe.
Écrivain, animateur culturel, responsable départemental du ministère de la Culture, il aimait sa ville natale jusque dans ses verrues. Comme Montaigne aimait la langue française. Comme jeune poète, dès 1978, il a publié, aux éditions Choucoune, son premier recueil de poèmes : « Sérénade pour une nouvelle lune, Editions Choucoune. L’un de ses poèmes parle encore à mon cœur : « Calvaire » : « Si j’ai chanté l’amour ses matins éblouis et conjuré la haine sur la carte du temps c’est que rivé au mur des temps désemparés le vertige en aveugle se rue au carcan du vieil âge » Le parcours de Divers ne s’arrêtait guère à cette publication. Il a évolué dans d’autres registres. D’abord, comme écrivain : il a approfondi son travail sur la ville du Sud-Est – le carnaval de Jacmel. Il est devenu la référence - la mémoire de cette ville. A côté, aussi, de l’autre poète, Maurice Cadet, dans une étude sur Jacmel d’antan, a mis à jour une histoire du carnaval à Jacmel. Michelet Divers étonne encore le lecteur sur un autre point : il s’est inspiré d’Aubelin Jolicoeur, un journaliste du Nouvelliste. Son poste de directeur départemental au ministère de la Culture l’a porté à s’inventer cette brettelle. Faciliter l’arrivée, le séjour de confrères journalistes, de personnalités politiques ou culturelles dans la ville et aussi de visiteurs étrangers, il s’en est fait un souci majeur. En témoigne sa manière d’organiser le passage des hôtes sur la terre de Roussan Camille. Avec lui, tout est garanti dans le Sud-Est. Par exemple, un téléphone, un contact, une adresse à vous communiquer pour arranger ou changer le cours des choses. Comment ignorer les rôles multiples, divers, et importants qu’a joués Divers. Footballeur, il a fait rouler le ballon, comme avant-centre, dans la ville, au niveau du club local « Sans problème », avant d’intégrer Ajax ; le natif de Jacmel a participé à la chorale « les Acolytes de Jacmel », au niveau paroissial : La Cordée de Jacmel ; cet homme a roulé sa bosse dans toutes les stations de radio à Jacmel, d’abord comme animateur, ensuite comme correspondant de plusieurs radios à la capitale, ensuite comme inspecteur de l’Immigration à Jacmel pendant plus d’un quart de siècle ; photographe, il avait l’œil pour cristalliser l’instant qui passe dans un cliché, à l’époque. Cet homme courtois, pétri de culture, avait plusieurs facettes : professeur de littérature et d’histoire, vénérable de la loge Parfaite Sincérité de Jacmel.
yves Dorestal est un ancien étudiant de l'Ecole normale supérieure (section de Philosophie). Lauréat de sa promotion, il a bénéficié d'une bourse du gouvernement allemand qui lui a permis de faire des études de maîtrise en philosophie, psychologie et philologie romane d'abord à l'Université de Mayence de 1969 à 1971 et le doctorat à l'Université de Francfort de 1971 à 1974. Il est docteur en philosophie de Francfort et a obtenu la mention Summa cum laude pour sa thèse dirigée par Alfred Schmidt, élève de Horkheimer et de Adorno. Il a enseigné à l'Université nationale autonome du Honduras et a été professeur attaché au ministère de l'Éducation du Nicaragua au début de la révolution sandiniste. Il a enseigné à l'Institut d'Etudes politiques et au département de romanistique de l'Université de Hambourg. Il a enseigné à l'Université ARCIS de Santiago du Chili. De retour en Haiti en 1995, il a enseigné à la Faculté des Sciences humaines, à la Faculté d'Ethnologie où il a été doyen de 2000 à 2010. Il enseigne actuellement à l'Ecole normale supérieure, à l'ENARTS et à l'IFOP (Institut haïtien de Formation politique).
Monferrier Dorval, Docteur en Droit de l'Université de Droit, d'Économie et des Sciences d'Aix-Marseille (France), est professeur des Universités et avocat au Barreau de Port-au-Prince.
Docteur en sciences sociales de l'Université Catholique de Louvain (UCL), Fritz Dorvilier enseigne la sociologie de l’éducation à l'Université d’État d’Haïti (UEH) et à l'Université Quisqueya. Il a fait son mémoire de licence en sociologie de l’éducation sous le thème : « Sociologie de la motivation scolaire et du statut des élèves du secondaire à Port-au-Prince ». Il a rédigé sa thèse de DEA sur le Plan national d’éducation et de formation (PNEF) en rapport avec le développement. Il s’intéresse particulièrement à la problématique de la réussite/échec scolaire en Haïti. Il est aussi professeur associé à l’ISTEAH.
Professeur de lettres et de sciences sociales, né en mai 1960, Pierre-Raymond Dumas est une figure remarquable du paysage médiatique haïtien. Méthodique et laborieux, il a collaboré, entre autres, à Haïti Libérée, à la revue Conjonction, à Clarté Magazine, au journal Le Matin, aux magazines Le Rouleau, L'Information et Le Courrier du Nord-Ouest. Il est un homme de vaste culture, curieux, ouvert au dialogue, perfectionniste.
Patrice (Pépé) Dumont, né le 22 octobre 1958, fin connaisseur du football, ancien entraîneur d’ailleurs, analyste politique et commentateur sportif, sans conteste se passe de présentation. Le natif de Léogane, fils d’instituteur et institutrice, siège au Parlement haïtien depuis février dernier comme sénateur du département l’Ouest. Cette nouvelle fonction qu’il occupe à la suite des élections législatives de novembre 2016 est perçue comme une sorte de couronnement d’une carrière riche en rebondissements. Le politique À l’instar de beaucoup de jeunes de sa génération minée par la dictature des Duvalier, Patrice n’a jamais été indifférent à la politique dès son jeune âge. Ce virus l’a piqué dès son entrée à l’Ecole normale supérieure en 1978. Sans doute avec l’influence de certains professeurs comme Roger Petit-Frère ou Rémy Zamor.