auteurs

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Né le 24 avril 1962, Pierre Josué Agénor CADET a été nommé ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle par l’arrêté du 12 mars 2017 et reconduit par celui du 5 septembre 2018. Docteur ès lettres, politologue, professeur, journaliste et écrivain, Pierre Josué Agénor CADET, a déjà à son actif 26 ouvrages (poésies, essais, nouvelles, récits).
Frantz Carly est né à Port-au-Prince un 8 octobre. À 25 ans, il se fait connaître avec son recueil de poèmes "Quatre saisons de poésie". Quelques années plus tard, il publie son roman Jusqu'au bout. Peu de temps après il s'attaque à l'essai et sort L'Avenir de l'électricité en Haïti. Frantz Carly à côté de ses talents d'écrivain est un professionnel qui prête ses services à l'État haïtien depuis plus de dix ans.
Georges Castera fils est né le 27 décembre 1936 à Port-au-Prince (Haïti), fils du médecin haïtien Georges Castera et d’Irène Aubry. Très jeune, il commence à écrire dans ce Port-au-Prince fasciné par les lettres. Il rencontre des auteurs comme René Bélance, Jacques-Stephen Alexis, Félix Morisseau-Leroy, Paul Laraque, les frères Marcelin, Anthony Lespès et des peintres comme Bernard Wah, Hervé Télémaque, Jacques Gabriel, Dieudonné Cedor, Max Pinchinat, Roland Dorcely… À partir des années 50, il se fait connaître dans les journaux de Port-au-Prince et est accueilli chaleureusement par les aînés. Georges Castera est décédé le 24 janvier 2020 à l’âge de 83 ans, chez lui à Pétion-Ville. Georges Castera a été l’une des plus grandes figures de la poésie haïtienne contemporaine. Quelques-uns de ses poèmes créoles ont été mis en musique par Lody Auguste, Atis Endepandan, Pierre-Rigaud Chéry, Marcel
Suzy Castor, née en 1936, est une historienne haïtienne, militante pour les droits humains. À l’âge de six ans, Suzy Castor quitte sa ville natale d'Aquin, pour entamer à Port-au-Prince son parcours académique. Elle rejoint le pensionnat Sainte-Rose-de-Lima. Dès les années 1950, le pays rencontre une série de bouleversements politiques et économiques, suite au renversement du gouvernement de Paul Magloire et à l’accession au pouvoir de Jean-Claude Duvalier. Suzy Castor se passionne alors pour les sciences sociales et intègre l'École normale supérieure (ENS) en 1955. Elle y côtoie notamment les professeurs Leslie François Manigat et Paul Moral. La même année, elle démarre son engagement militant au sein du Parti d’Entente Populaire (PEP), fondé en Haïti en 19561. En 1958, elle entame une maîtrise en études latino-américaines. Elle obtient un doctorat en histoire de l'Université nationale autonome du Mexique (UNAM). Lors de son exil au Mexique, elle intègre l'UNAM et devient professeure de science politique et de philosophie entre 1968 et 1986
Syto Cavé est né à Jérémie le 7 août 1944. Poète, dramaturge, comédien, metteur en scène, parolier, il écrit en créole et en français. Écrite pour Toto Bissainthe en 1990, Songe que fait Sarah a été joué par elle en Martinique, en Guadeloupe, en France et à la Réunion.
Joseph Raoul Cédras, né le 9 juillet 1949 à Jérémie en Haïti, est un militaire et homme politique haïtien ; il fut le chef de la junte militaire qui déposa le président élu Jean-Bertrand Aristide en 1991. Cédras est un lieutenant-général de l'armée haïtienne qui dirigea le pays de 1991 à 1994 après un coup d'État qui conduisit Jean-Bertrand Aristide à s'exiler aux États-Unis. Des groupes de défense des droits de l'homme accusèrent Cédras du massacre de milliers de personnes par ses unités paramilitaires les FAdH (Forces armées d'Haïti) et le FRAPH (Front révolutionnaire armé pour le progrès d'Haïti), notamment lors du massacre de Raboteau. Fortement critiqué par l'administration de Bill Clinton, il fut forcé à quitter le pouvoir sous la menace d'une intervention militaire américaine. Cédras partira donc en octobre 1994 pour Panama, et Aristide retrouvera le pouvoir. Cédras a été condamné par contumace en novembre 2000 par la justice haïtienne à la prison à perpétuité, peine qu'il ne purge pas en raison de son exil au Panama.
Emile célestin Mégie. Son nom de plume a toujours été Togiram, une anagramme du nom de sa commune natale Marigot, située à 24 kms de la métropole du sud-est. Né le 17 octobre 1922, Emile Célestin Mégie a mis ses talents au service de la communauté des l’âge de 16 ans, depuis la publication de son premier journal « Le Petit Marigotien » en 1938. Aujourd’hui, frappé de cécité, Mégie digère mal cette fatalité. Malgré tout, il continue de produire en dictant ses textes à une petite Marigotienne qui accepte de jouer le rôle de clerc à chaque fin de semaine ou en dehors des heures de classe. Emile Célestin Mégie a publié dans tous les genres (34 titres à son actif) et seulement pour la revue Le Petit Samedi Soir, il a signé plus de sept cents articles entre 1971 et 1985. Auteur du roman « Lanmou pa gen baryè », il est aussi un ancien collaborateur des journaux Le Nouvelliste, Le Nouveau Monde, La Lanterne, L’Aurore, Le Matin, Le Petit Samedi Soir. Ses multiples travaux de recherche serviront toujours de référence à l’intelligentsia haïtienne et particulièrement aux générations futures.
Mehdi Etienne Chalmers est né à Port-au-Prince, en 1988. Pendant ses études en France, il travaille comme libraire. Il exerce toujours ce métier à Port-au-Prince et enseigne également la philosophie. Il est co-fondateur de la revue Trois/Cent/Soixante et participe à la revue Demanbre. Il est membre de l’Atelier Jeudi Soir, groupe littéraire et atelier d’écriture créé et animé par Lyonel Trouillot. Il a publié deux recueils de poèmes en Haïti, Jaillir est la solution (2014) et À partir du mensonge (2016).
Cholzer Chancy est né le 16 février 1967 à Ennery, une commune du département de l'Artibonite, non loin de la ville des Gonaives, d’un père cultivateur et d’une mère commerçante et cultivatrice. Homme d’affaires avant toute chose, il s’est converti en agent de développement et défenseur de sa commune sur le plan infrastructurel et économique. Cholzer Chancy a été élève aux lycées Fabre Geffrard des Gonaïves et Alexandre Pétion de Port-au-Prince. D'abord intéressé par l'agronomie, il s'est orienté au début des années 1990 vers l’Institut National d’Administration, de Gestion et des Hautes Études Internationales (INAGHEI), où il a décroché une licence en Gestion des Affaires. Marié et père de deux enfants, Cholzer Chancy a été comptable en chef au quotidien L'Union, qu’il a quitté en 1994. Il a débuté comme assistant administrateur à l’Institut de sauvegarde du patrimoine national (ISPAN). Il a ensuite soumis à la compagnie pétrolière Texaco un projet de station-service, qu'elle a financé jusqu’à 80% : cette station-service est installée depuis mai 2002 à Ennery, au pied du morne Puilboreau, dans le Haut Artibonite.
Yves Chemla est critique littéraire. Docteur de l'université de La Sorbonne (La Question de l'autre dans le roman haïtien contemporain, Matoury, Ibis Rouge, 2003), il a enseigné à Port-au Prince entre 1982 et 1984. Professeur de français en collège, dans la région parisienne, il a longtemps participé à la formation continue des personnels de l'Éducation nationale. Depuis 2010, il enseigne les techniques d'expression à l'université Paris Descartes. Il publie régulièrement des articles consacrés aux littératures d'Haiti, mais aussi du Maghreb et participe à des séminaires de recherche.
Né à Port-au-Prince, Pierre Clitandre est journaliste, peintre, critique d'art et romancier. Éxilé en 1980, il retourne au pays en 1986. Il a écrit Cathédrale du Mois d'Août, Vin de soleil, La maison des surprises et Simbi Androgène. Dans ses oeuvres, il fait des traversées entre Réalisme et Merveilleux et tente de comprendre, par le texte et l'imaginaire, son parcours et celui de son pays.
Jean-Robert Constant, heureux auteur de cet ouvrage, a parcouru son premier cycle d'études universitaires à la Faculté de Droit et des Sciences Économiques de l'UEH à Port-au-Prince. Ayant poursuivi ses études à l'étranger, il est détenteur d'un DEA de l'Université René Descartes Paris V, d'un Diplôme de troisième cycle d'Études Diplomatiques Supérieures obtenu au Centre d'Études Diplomatiques et Stratégiques (Paris, France). Il s'était également inscrit en thèse et est un Doctorant à l'Université Paris I - Panthéon Sorbonne. Professeur aux Universités de carrière, il a fait de l'organisation judiciaire son dada favori. Parallèlement il est un cadre supérieur de l'administration publique et, à la publication de cette troisième édition, il tient les rênes du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) remplissant la fonction de Secrétaire Technique. Il débuta sa carrière dans la Magistrature et il occupa les fonctions de Juge et Juge d'Instruction, Substitut et Commissaire du Gouvernement près le Tribunal Civil des Gonaives. Il fut également Batonnier de l'Ordre des Avocats du Barreau des Gonaives.
Né à Bruxelles, André Corten a vécu en Afrique centrale et en Afrique du Nord. Dès la fin de ses études, il s'est orienté vers l'Amérique latine. Professeur de sciences politiques et d'analyse du discours à l'université du Québec à Montréal depuis 1980, il anime aujourd'hui le Groupe de recherche sur les imaginaires politiques en Amérique latine (GRIPAL). Durant l'été 2006, il a entrepris dans sept pays d'Amérique latine un voyage d'entrevues sur les images de la violence des habitants de quartiers pauvres. André Corten a publié une quinzaine d'ouvrages, dont Misère, religion et politique en Haïti : diabolisation et mal politique, CIDIHCA/ Karthala, 2001, et sous sa direction avec la collaboration de Vanessa Molina et Julie Girard-Lemay, La clôture du politique en Amérique latine : imaginaires et émancipation, Karthala, 2006.